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Spirent ausculte le coeur de réseau d’Ubifrance

Lorsqu'une entreprise ou un organisme public triple quasiment ses effectifs en deux ans, il y a de fortes chances pour que le système d'information soit à refondre. Et, avec lui, le cœur du réseau. Mais encore faut-il que le nouveau réponde aux exigences, notamment en termes de débit, de taux de perte de paquets et de latence. D'où la nécessite de le tester avant la mise en production.

C'est l'expérience qu'a vécu Ubifrance, l’Agence française pour le développement international des entreprises, dont les effectifs sont passés de 600 à 1300 salariés et plus de 2000 utilisateurs en vingt-quatre mois. Parallèlement à la remise à plat de son système d'information, elle a  décidé d’introduire le 10 G au cœur du réseau de ses datacenters. Et pour cause : ce sont désormais 80 sites dans le monde qui y accèdent et les stations de travail du siège sont raccordées en GE. Pour s’assurer que la nouvelle infrastructure répondait à ses attentes, UbifFrance a voulu tester la montée en charge du réseau (stress tests) sur une maquette.

Spirent teste le réseau et les applications

Restait à déterminer avec quels matériels effectuer ces mesures. Pour avoir vu ceux de Spirent chez ses fournisseurs d'équipements réseaux, Ubifrance décide de les évaluer. Après une phase de présentation détaillée des solutions de Spirent en janvier 2011, débute celle de démonstration et d’évaluation en février et mars. Arrive le délicat moment du choix, en avril-mai, car d'autres fournisseurs étaient en lice. La solution de Spirent, l'a notamment emporté parce qu’elle permet, non seulement de tester le réseau, mais également les applications, point capital car les utilisateurs d’Ubifrance sont naturellement exigeants en termes de temps de réponses des applications métier. Se mettre à la place de l'utilisateur et évaluer les temps de réponse des applications pour satisfaire aux mieux les opérationnels,c’est que projette de faire Ubifrance, dans un second temps, après les tests infrastructures qui sont en cours. « Nous ferons surtout des benchmarks sur les applications actuellement en production et il n'est pas question de les arrêter, déclare Gilles Baillet, le responsable de l'infrastructure système et réseau. Nous espérons tirer de ces scénarios de tests des informations sur le comportement et les performances des applications que nous ferons remonter aux développeurs, pour qu'ils en tiennent compte dans leurs futures mises à jour. Nous pourrons également déterminer, côté réseau, les pertes de paquets ou les latences trop importantes entre les serveurs, car certaines applications ne supportent pas des délais trop longs. » Autre batterie de mesures à venir, celles sur les raccordements des sites. « Nous sommes une sorte de mini-opérateur qui gérons nous-mêmes notre réseau VPN IPsec qui dessert tous nos sites. Comme nous faisons du multihoming, nous pourrons déterminer, grâce aux équipements de Spirent, les meilleurs raccordements en termes de temps de latence, de taux de perte de paquets et automatiser l'optimisation des routes entre nos sites », poursuit Gilles Baillet.

Durant l'été ont eu lieu l'installation des équipements, les développements spécifiques et les tests de la solution. Depuis septembre a commencé le transfert des compétences afin que, dans l'avenir, Ubifrance puisse, en interne, mener ses propres mesures en cas de changement d'un équipement ou du déploiement d'une future nouvelle application, avant sa mise en production. Des précautions qui se justifient car si le retour sur investissement est difficilement quantifiable, on estime néanmoins qu'un problème identifié pendant la phase de test coute dix fois moins cher à résoudre que lorsqu'il apparaît en mode production et qu'il faut alors intervenir d'urgence.

La solution de Spirent

La solution HyperMextrix Next de Spirent se présente en châssis dans lequel s’insèrent des modules de tests. La grande nouveauté de ce produit réside dans son architecture de type Cloud. Traditionnellement, chaque module disposait de ses propres ressources (CPU et mémoire notamment). Dans l'HyperMetrix Next, celles-ci sont mises en commun et les modules y accèdent en fonction de leurs besoins. Comme dans le Cloud, où les ressources (applications, puissance calcul, infrastructures) sont distantes et à la disposition de tous les utilisateurs. Cette mutualisation permet une optimisation des moyens et une baisse des coûts.

Quant aux tests eux-mêmes, ils consistent à envoyer des rafales de requêtes depuis l'entrée du réseau. Elles sont reçues sur un autre module en sortie de réseau. Tous les paramètres (débit, latence, taux de perte de paquets, qualité de service...) sont alors analysés pour fournir un diagnostic. Celui-ci permet de détecter les anomalies et d'affiner les réglages (tuning). Dans la phase de test des applications, le trajet inclut alors les postes clients et les serveurs : des mesures de bout en bout. Elles restituent le ressenti - l'expérience - utilisateur avant la mise en service. D'où la possibilité d'optimiser les paramétrages ou d'ajouter éventuellement des ressources en amont.

Un projet qui, chez Spirent, a mobilisé trois personnes. Il satisfait pleinement Ubifrance, puisque Gilles Baillet conclut : « Si c'était à refaire, je ferais la même chose. »


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